Chez soi, seul ou en famille (Rameaux et Passion)

Avec ce dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur, nous entrons dans la Semaine sainte.
Deux évangiles sont proposés à notre écoute : l’entrée messianique du Seigneur à Jérusalem et le récit de la Passion. Mêlons-nous à cette foule, devant l’une des portes de la ville sainte.

Découvrir l’évangile du dimanche

Après un signe de croix, un temps de silence, lire lentement le texte d’évangile

Nous vous rappelons que pour la passion, il y a les livrets “Saveurs d’Evangile” 2020.

Un court extrait sera proposé sur le site cathoformation.alsace chaque jour à partir de lundi 6 avril

Prendre le temps de méditer l’évangile

Une entrée annoncée : le geste de l’entrée à Jérusalem de Jésus ainsi que l’acclamation de la foule s’inscrivent dans diverses traditions des Écritures. Citons en particulier le prophète Zacharie : « Exulte de toutes tes forces, fille de Sion ! Pousse des cris de joie, fille de Jérusalem ! Voici ton roi qui vient à toi : il est juste et victorieux, pauvre et monté sur un âne, un ânon, le petit d’une ânesse. » (Za 9,9).

Une entrée préparée : la recherche de la monture de Jésus prend beaucoup de place dans le texte. Elle est un élément essentiel ! Les disciples accomplissent leur tâche sans pour autant comprendre la portée du geste de Jésus. Les préparatifs se déroulent comme prévu. Il ne manque rien et personne ne s’oppose. Cette préparation en anticipe une autre dans l’évangile, celle du dernier repas avec la recherche du lieu pour manger (26,17-19). Cela montre déjà le lien étroit entre les deux événements. Jésus et ses disciples sont entrés dans une phase de préparation. Le temps est venu ! En effet, pour la préparation du repas de la Pâque, Jésus investit à nouveau deux de ses disciples en les envoyant dans la ville avec des recommandations détaillées. Jésus ne possède rien. A la veille des événements de sa Passion, il a emprunté tout ce dont il a besoin : un ânon, puis une salle aménagée pour le repas de la Pâque. Cette entrée à Jérusalem n’est donc qu’un passage. Il ne gardera pas cet animal pour visiter la ville, pour se promener durant les prochains jours.

Une entrée acclamée : Jésus n’entre pas silencieusement dans la ville. Il est escorté par un cortège d’acclamations. Ces appels et ces cris ne sont pas étrangers à un psaume : « Donne, Seigneur, donne le salut ! Donne, Seigneur, donne la victoire ! Béni soit au nom du Seigneur celui qui vient ! De la maison du Seigneur, nous vous bénissons ! Dieu, le Seigneur, nous illumine. Rameaux en main, formez vos cortèges jusqu’auprès de l’autel. » (Ps 117,25-26).

Annoncée, préparée, acclamée. Telle est cette entrée dans Jérusalem, mais aussi dans la Semaine sainte qui s’ouvre. Et nous, comment préparons-nous dans nos maisons à accueillir celui qui vient ?

Se questionner

En liesse pour la venue d’un roi !

Des manteaux et des feuillages étendus sur le chemin, des cris de joie… L’accueil est digne d’un roi. Mais derrière le mot « roi » que de mauvaises interprétations.

→ Et moi, quel est ce « roi » que j’attends ? Quels sont les gestes que je pose pour préparer sa venue ? Suis-je plutôt dans l’ardeur, le relâchement, la persévérance… ?

Prier

Au terme de cette méditation de l’évangile, conclure en priant. Ci-dessous un chant à écouter et quelques amorces d’intentions de prières à compléter. Vous pouvez y ajouter les vôtres, puis terminer par un notre Père et le signe de la croix.

À l’orée de la Semaine Sainte prions pour :
* les victimes de la haine et du fanatisme
* les réfugiés, les migrants, les sans-domicile
* les personnes malades, blessées, fragilisées
* les familles dans le deuil.

« Pour arriver à ce que vous ne savez pas, vous devez passer par où vous ne savez pas. »
St Jean de la croix,
La montée du Carmel.