Conseils pour un Carême confiné (C²) n°4

Confinement : le pape François invite à « redécouvrir les petits gestes en famille »

« Un plat chaud, un câlin, une embrassade, un coup de téléphone… »
« Nous devons redécouvrir l’importance des petits gestes, des petites attentions à avoir envers nos proches, notre famille, nos amis, affirme François. Comprendre que la vraie richesse se trouve dans les petites choses. » Le pape rappelle en effet combien « certains gestes simples se perdent parfois dans l’anonymat du quotidien : des gestes de tendresse, d’affection, de compassion, qui sont néanmoins décisifs et importants ».

« Un plat chaud, un câlin, une embrassade, un coup de téléphone… : ce sont des gestes familiers et quotidiens qui permettent de donner du sens à la vie et d’établir une communion et une communication entre nous », souligne François, regrettant que « parfois, la communication que nous vivons ne soit que virtuelle ».
« S’écouter afin de pouvoir comprendre les besoins de l’autre »

Il appelle donc à « rechercher une nouvelle façon de se rapprocher les uns les autres » dans « une relation concrète faite d’attention et de patience ». « Très souvent, constate-t-il, les familles dînent ensemble, chez elles, dans un profond silence, mais celui-ci n’est pas le fruit d’une écoute mutuelle, il règne parce que les parents regardent la télévision en mangeant tandis que leurs enfants sont penchés sur leur téléphone portable. Ils ressemblent à des moines isolés les uns des autres. »
« Là, continue-t-il, il n’y a aucune communication, alors qu’il est primordial de s’écouter afin de pouvoir comprendre les besoins de l’autre, ses nécessités, ses difficultés, ses envies. Il y a un langage fait de gestes concrets qui doit être sauvegardé. Selon moi, la douleur vécue ces jours-ci doit aboutir à cela. »
Les athées peuvent « croire en l’amour de ceux qui les entourent »

Enfin, interrogé sur la manière dont les athées peuvent « garder espoir en ces temps difficiles », François affirme que « ceux qui n’ont pas le don de la foi (…) peuvent trouver la force dans l’amour pour leurs enfants, leur famille ou leurs frères et soeurs ».

« Certains diront : « Je ne peux pas prier parce que je ne crois pas », conclut-il. Mais en même temps, ils peuvent croire en l’amour des gens qui les entourent et y trouver de l’espoir. »

Extraits d’un entretien par téléphone
au quotidien italien La Repubblica,
publié mercredi 18 mars.